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L'ostéopathie au service du monde : de l'équilibre individuel à la résilience de l'entreprise : 4 principes ostéopathiques en entreprise






le mouvement en spirale, élan créateur au coeur de la philosophie ostéopathique
LE MOUVEMENT EN SPIRALE ÉLAN CREATEUR DU COEUR DE LA PHILOSOPHIE OSTEOPATHIQUE

Les 4 principes ostéopathiques en entreprise : vers une croissance organique


Les fondements de l’ostéopathie ne s’arrêtent pas à la peau du patient, ils sont universels. Et si les lois qui régissent la santé de notre corps étaient les mêmes que celles qui assurent la pérennité de nos structures sociales?


En se transposant du corps humain aux structures sociales, ces 4 principes ostéopathiques en entreprise offrent une grille de lecture innovante pour porter un regard neuf sur les mécanismes de la vie et du monde afin que notre corps comme nos structures sociales, Entreprises etc soient en bonne santé pour répondre aux défis de la vie. Ici il est question de croissance, une croissance universelle. Si individu s’enrichit mais pour cela, il néglige son alimentation, son corps, son apparence et ses rêves, peut on vraiment dire qu’il est en croissance ? La même question peut être posé aux entreprises, à la société, aux politiques.

Pour une vie, une société, une entreprise en bonne santé, la vision se doit d’être systémique, afin d’intégrer tout les paramètres et que la réussit d’un objectif à court terme ne soit pas responsable d’une catastrophe à plus long terme. C’est en cela que les principes énoncés ci dessous s’avèrent indispensable.


L’Adage de l’ostéopathie ; La vie c’est le mouvement. Un mouvement qui n’est pas qu’une translation d’un point A à un point B.

Il peut y avoir une dynamique, un mouvement intérieur, invisible, un élan vers quelque chose, un désir sans qu’il y ai de manière visible un déplacement physique.

Ceci est important pour rendre plus subtil l’idée que l’on a du mouvement. Dans une société en perpetuel bouillonement, il est vital de distinguer l'agitation stérile de la dynamique créatrice.

Le mouvement ici est une spirale, selon la perspective, celui ci peut être ascendant, descendant, avançant ou reculant mais aussi ne former qu’un cercle simple, d’apparente immobilité. Cette spirale nous invite à revisiter chaque point du cercle sous un angle nouveau, nous permettant d’apprendre de nos erreurs, d’approfondir et d’élargir la perspectives d’une même situation, action, ressenti , pensée etc.

Pour maintenir quelque chose en vie,nous devons le maintenir en mouvement et inversement. Pour se faire et nous aider dans cette entreprise, il y a 4 grands principes.


1)L’Unité : En finir avec le travail en silos


Notre époque brille par sa précision, sa technologie mais s’assombrit par son isolement. Nous vivons aujourd’hui dans l’ère des silos. Isoler quelque chose momentanément pour en approfondir la connaissance, se concentrer sur un aspect, un objet, est efficace pour améliorer la compréhension que l’on a de celui ci. Le danger est d’être en incapacité de le réintégrer à une vision globale, nous en perdons la cohérence, l’intrication et l’imbrication entre les choses.

En médecine on traite l’organe sans regarder l’homme, en entreprise on optimise le service sans comprendre la mission globale, dans nos vies nous séparons le corps , l’esprit et l’environnement comme si il s’agissait de compartiment étanche. Cette segmentation créer une illusion de contrôle mais elle engendre surtout une perte de sens. Car le sens ne se trouve jamais dans le fragment, il nait de la relation entre les parties.

L’isolement de chaque fonction qu’elle soit biologique ou sociale mène inévitablement à la stagnation. C’est ici que le principe d’unité de l’ostéopathie devient une boussole pour le monde.


« Le tout est bien plus que la somme des parties »


Lorsque l’on rétablit le lien, ce n’est pas une simple addition c’est une émergence. Un orchestre n’est pas juste une collection de musicien, c’est la symphonie qui émerge de leur intéraction.

Appliquer cette règle de l’unité, que tout est relié, au-delà de la thérapie manuelle, c’est refuser la séparation. C’est comprendre qu’une douleur ou une maladie peut être le cri d’une émotion contenue, tout comme un conflit d’équipe peut être le symptôme d’une structure qui a perdu sa raison d’être.

Sortir d’une vision en silo, c’est recommencer à voir les ponts plutôt que les murs, c’est repasser d’une vision mécanique (je répare une pièce) à une vision organique, systémique (je cultive un écosystème, un équilibre).


Focus : L'effet systémique :L'exemple du Parc du Yellowstone :


Avant 1995, l'absence de loups avait permis aux populations de wapitis (élans) de proliférer. Ces derniers broutaient excessivement les jeunes pousses de saules et de peupliers, empêchant la forêt de se régénérer.

L'arrivée des loups n'a pas seulement réduit le nombre de wapitis, elle a surtout changé leur comportement (on appelle cela "l'écologie de la peur") :

  • Les wapitis ont commencé à éviter les zones où ils étaient vulnérables, comme les vallées et les gorges.

  • Résultat : Dans ces zones délaissées, la végétation a explosé. Les arbres (peupliers, saules) ont doublé ou triplé de taille en quelques années.

C'est ici que l'exemple devient magique. Grâce au retour des saules (leur nourriture et matériau de construction favoris), les castors sont revenus en masse.

  • Action : Les castors ont construit des barrages dans les rivières.

  • Conséquence systémique : Ces barrages ont créé des habitats pour les loutres, les rats musqués, les poissons, les reptiles et les amphibiens.

L'effet "plus que la somme des parties" atteint son apogée ici : la présence des loups a fini par redessiner les rivières.

  • Les forêts régénérées ont stabilisé les berges avec leurs racines.

  • Les rivières ont arrêté de s'éroder et de serpenter de manière excessive.

  • Les chenaux se sont narrowed (rétrécis) et des bassins profonds se sont formés.

Si vous additionnez juste "Loup + Wapiti + Castor", vous obtenez une liste d'animaux. Mais si vous regardez leurs interactions, vous obtenez un écosystème qui s'auto-répare, stabilise son sol et change le cours de ses rivières. C'est l'essence même de l'émergence systémique

Pour un être humain, sa santé physique, mentale et émotionnelle il en va de même, celle-ci sont intriqués, et directement corrélés à l’environnement de l’individu. Ses relations, son monde autour de lui, professionnel, familiale etc.

Et ici il n’y a aucune norme, aucune recette. Chaque être humain est unique avec l’environnement qui lui conviendra pour une croissance optimale, car toujours en observant la nature ( exemple du wapiti au Yellowstone), on voit que chaque animaux, végétaux, mycètes à besoin d’environnement spécifique pour remplir sa fonction au mieux, sans être délétère pour ce qu’il y a autour de lui et pour lui même. Nous répondons à cette même loi, à la différence des animaux, notre jardin à besoin d’être cultivé, entretenu et nourris pour qu’il fleurisse. C’est là toute la beauté de la chose, nous sommes organisés pour une fonction qu’il nous faut trouver, nourrir et investir. Nous avons la possibilité de nous déconditionner pour laisser émerger qui nous sommes. Cela rejoint la métaphore de Platon et de nombreux autres mythes spirituelles.


2) La structure gouverne la fonction


Maintenant que l’idée que tout est relié est accepté, nous allons étudier le deuxième principe ostéopathique : Le lien entre structure et fonction. La structure et la fonction se répondent mutuellement c’est pourquoi il est important de ne pas les laisser impensées.

Si je possède un moule rond je ne pourrais rien faire d’autre que des boules, et si je souhaite autre chose que des boules je vais devoir créer un autre moule. Autrement dit le résultat dépend de la structure initiale et si l’on souhaite un autre résultat nous devons changer, ou créer une structure adéquate.

Dans nos vies et nos organisations, nous commettons souvent l’erreur de vouloir forcer la « fonction ». Nous voulons plus de bonheur, de résultats sans jamais interroger le cadre dans lequel nous évoluons.

L’Alignement devient ainsi le secret de la performance sans effort. La véritable performance ne réside que dans la volonté d’alignement, d’ajustement que l’on apprend à laisser émerger, pour cela un principe simple de Descartes doit être mis en œuvre : « Tout remettre en question sauf dieu ». Lorsque la structure est saine, alignée et libre, la fonction s’exprime naturellement. La structure devient le contenant et la fonction l’expression du vivant.

Réécrire ce principe pour le monde, c’est comprendre que pour changer un résultat, il ne faut pas pousser plus fort, mais libérer le cadre. Il faut laissez émerger l’architecture naturelle des choses afin que la pensée, les actes, l’organisation adéquate se manifeste avec fluidité.

On ne répare pas la fonction, on restaure la structure et la vie fait le reste.


  • Au niveau Physique : Votre corps est une architecture vivante. Une activité répétitive ou une sédentarité installe une structure morphologique précise (tensions, raccourcissements musculaires). Si cette structure est désaxée, la fonction "mouvement" génère de la douleur. Pour retrouver de la mobilité, il ne suffit pas de traiter le symptôme, il faut restructurer le corps par une activité correctrice qui impose une nouvelle géométrie physique.


  • Au niveau Cognitif et Social : Nos pensées ne sont pas aléatoires ; elles circulent dans une structure cognitive(schémas mentaux, croyances héritées, éducation). Cette structure agit comme un rail qui induit mécaniquement une fonction sociale : votre métier, votre milieu, vos revenus. Si votre réalité sociale ne vous satisfait pas, c'est que votre structure de pensée actuelle est "câblée" pour produire ce résultat précis. Le changement passe par le remplacement de ces vieux schémas par une nouvelle architecture mentale.


  • Au niveau Émotionnel : Nos émotions sont les fonctions d'une structure de régulation interne. Un tempérament anxieux ou colérique est souvent la réponse d'une structure émotionnelle bâtie sur des mécanismes de défense anciens. Pour changer de "ressenti", il faut reconstruire la structure de sécurité intérieure, afin que la fonction émotionnelle qui en découle soit la sérénité plutôt que la réactivité.


En résumé : Que ce soit pour un muscle, une pensée ou une émotion, on ne répare pas une fonction, on reconstruit la structure qui la porte. C'est en changeant l'architecture de vos habitudes et de vos croyances que vous modifiez naturellement les résultats de votre vie. Le but ici peut être la performance, mais ce n’est pas mon propos, je plaide pour l’épanouissement collectif, qui passe directement par le fait que nous soyons des relais les uns pour les autres parfaitement à notre place, celui qui est à sa place en tant qu’entrepreneur, sera confiant, joyeux et heureux de développer son entreprise et d’apporter du bien être au salarié, celui qui aime vivre en Hermite, sera heureux à sa place et remplira le rôle qu’il est censé jouer. N’essayons pas d’être des cactus en Amazonie ou un sequoia dans le désert, ceci peut marcher avec beaucoup d’effort, mais pour quelle satisfaction ? Cette structure représente un socle solide, mais elle se doit d’être fluide car elle va devoir évoluer en permanence, que ce soit pour apprendre à exprimer sa vraie structure et non pas sa structure conditionnée ou alors pour suivre le mouvement permanent que notre réal structure amène dans nos vies.


3) La loi de l’artère est première : Fluidifier les processus de communication


Ce principe de fluidité peut être utilisé à deux niveaux : permettre de relâcher les rigidités crée par la structure conditionné et une fois aligné à sa structure d’origine, apprendre à maintenir cette état, car les difficultés et défis ne manqueront pas, nous n’en seront pas épargné mais notre posture vis à vis de cela sera tout autre.

La fluidité n’est pas le renoncement. Il existe une confusion majeure dans notre société entre la fluidité et l'abandon. Être fluide, ce n'est pas "baisser les bras" ou subir les événements avec passivité. Au contraire, c'est l'intelligence suprême de l'eau : elle ne combat pas le rocher, elle le contourne, l'absorbe ou le dépasse. Elle reste fidèle à sa destination (l'océan) tout en adaptant son chemin à la réalité du terrain.

Libérer les rigidités de pensée issus du conditionnement est essentiel. La véritable pathologie, qu’elle soit physique ou mentale, c’est l’immobilité. Maintenir une rigidité dans ses pensées, c’est s’arc-bouter sur une certitude jusqu’à ce qu’elle casse. Ne confondons pas souplesse d’esprit et progressisme à tout prix, il est question d’apprendre à identifier les idées, les prés supposer que l’on a sur les choses qui nous desservent, qui ne sont pas empreintes d’amour et qui génère de la souffrance. Par exemple si l’on ma dit toute ma vie que j’étais un bon à rien même si c’est mes parents, faire de cela un cheval de bataille pour prouver que c’est faux, ou alors s’apitoyer sur le manque d’amour que nos parents auraient du nous donner n’offrent aucunes perspectives réjouissantes, dans les deux cas c’est la souffrance assurée. Dans un cas c’est la lutte permanente pour prouver sa valeur dans le second cas c’est l’auto-apitoiement. Identifier et savoir libérer ces schémas est essentiel pour une vie qui nous ressemble vraiment. ( Méthode dans un autre article + travail en consultation en ligne ou au cabinet avec moi).La fluidité, c’est élargir son horizon pour laisser passer le flux des idées nouvelles, des émotions et des opportunités. Elle consiste à apprendre à laisser couler la vie sur nous, sans rien retenir. La vie s’écoule sur nous, et nous nous écoulons en elle.

Une fois la structure réalignée, la vie doit pouvoir circuler. En ostéopathie, « la règle de l’artère est suprême » : si le sang passe, le tissu vit, se défend et se répare. Mais hors du cabinet, cette artère prend une dimension universelle : c'est le principe de non-résistance à l’écoulement.

Dans nos vies comme dans nos entreprises, maintenir une non-résistance à l’écoulement, c'est accepter que le plan change pour que l'objectif demeure. C'est libérer les "caillots" psychologiques — nos peurs, nos préjugés, nos vieux schémas — pour permettre à l'intelligence de la vie de nourrir à nouveau nos projets. Même ré aligné nous serons toujours susceptible que la peur nous figent, alors que notre seule peur soit de n’être plus aligné,plus fluide, plus en mouvement. Apprenons, ne restons pas sur nos acquis, évoluons, changeons d’état si il le faut. Ne soyons pas figé dans une réussite, une posture ou autre, que seul le coeur nous guide. Quand l'artère est libre, tout devient possible. Là où il y a mouvement et passage, la maladie (ou l'échec) ne peut pas s'installer durablement.


3)L’Auto-guérison : L’Émergence de l’Autonomie, faire confiance à l'intelligence collective


Lorsque l’Unité est reconnue, que la Structure est ajustée et que l’Artère est libre, un phénomène presque magique se produit : le système commence à se soigner lui-même. C’est le principe de l’auto-guérison, ou ce que Still appelait la "pharmacie de Dieu".

L'intelligence est déjà là. L’erreur fondamentale de notre modernité est de croire que nous devons "apporter" la solution de l’extérieur (le médicament, la règle rigide, le consultant externe). L’ostéopathie nous enseigne l’inverse : la solution est déjà présente dans le système. Notre corps, comme nos organisations, possède une tendance innée vers l’homéostasie — cet équilibre dynamique qui maintient la vie malgré les tempêtes.

Le rôle du "Guide", Coach, Thérapeute, Enseignant : Lever les barrières. Appliquer ce principe au monde, c'est changer radicalement de posture. Que l’on soit parent, manager ou soignant, l’objectif n’est pas de "réparer" l’autre, mais de restaurer les conditions de son autonomie, de sa guérison ou de sa réussite

  • On ne force pas une fleur à pousser ; on lui donne une terre saine, de l’eau et de la lumière, et elle s'occupe du reste.

  • On ne crée pas la motivation dans une équipe ; on lève les obstacles structurels et les non-dits, et l'engagement renaît de lui-même.

Faire confiance au processus. C’est sans doute l’étape la plus difficile : le lâcher-prise. L’auto-guérison demande de la patience et de la confiance. C'est accepter que le système a son propre rythme et sa propre sagesse. En cessant de vouloir tout contrôler, nous permettons à la résilience organisationelle de s'exprimer. Grâce à mon coaching holistique et aux principes de Still j'apporte une approche systémique de l'entreprise, de l'individu et pour une santé globale, du bien être au travail et un management organique.


Conclusion de la démarche : L'ostéopathie au service du monde, c'est cette quête de liberté. En libérant le mouvement, nous ne faisons pas que soulager une douleur ; nous permettons à l'individu, à l'entreprise ou à la société de redevenir le souverain de sa propre santé.

OUVERTURE : Dans les articles suivant nous verrons les principes de plasticité cérébrale et libération émotionnelle, ainsi que les mécanismes et protocoles de libération.












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